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  • Entreprise: ecoRobotix

Un robot en guise de désherbant

14 Mars 2015

La start-up ecoRobotix conçoit une machine écologique pour éliminer les mauvaises herbes. Entretien avec son co-fondateur Steve Tanner.

Qui est ecoRobotix?

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ecoRobotix est une start-up créée en 2011 par Aurélien Demaurex et moi-même, à Essert-Pittet, dans le nord vaudois. En tant qu’ingénieur EPFL actif en recherche appliquée pendant plus de 15 ans, j’ai longtemps caressé l’idée d’utiliser la robotique pour le désherbage des cultures. Je suis personnellement issu d’une famille d’agriculteurs de la plaine de l’Orbe, une région où cette tâche a longtemps été effectuée manuellement avant d’avoir recours aux produits chimiques.

Il m’a de plus toujours tenu à cœur d’optimiser, autant que possible, l’impact humain sur l’environnement. Si l’idée d’introduire la robotique dans ce domaine d’activité n’est certes pas récente, la technologie permet enfin de concevoir un nouveau type de matériel agricole dont relève notre concept innovant de robot entièrement autonome.

Quelles sont les particularités de votre robot?

Tout d’abord, il travaille seul et en parfaite autonomie puisqu’il fonctionne grâce à l’énergie solaire et ne requiert aucune infrastructure de recharge sur le site. Ce robot de désherbage est également pliable, maniable et léger, limitant ainsi le tassement du sol. Mais l’un de ses principaux atouts réside dans la performance de son software. Un algorithme, développé à l’EPFL, permet la détection précise des mauvaises herbes qui sont ensuite éliminées par un bras articulé, soit mécaniquement avec un outil tranchant, soit chimiquement par vaporisation localisée d'un herbicide, ce qui permet de réduire considérablement les doses. Doté d’un GPS, le robot est programmable par l’agriculteur, via une application pour smartphone. Pour l’instant, nous visons la culture de la betterave à sucre qui, de croissance lente et horizontale, nécessite un désherbage régulier. Mais ce robot peut aussi s’adapter à d'autres cultures en lignes espacées telles que la pomme de terre, le tournesol, le maïs et les cultures maraîchères. Je préciserai enfin que son taux d’amortissement est de l'ordre de 5 ans, donc relativement court.

Comment voyez-vous votre développement?

Trois prototypes seront testés d’avril à juin en conditions réelles afin d’évaluer les performances du robot. Après validation, nous lancerons la production d’une présérie de 30 pièces destinées, début 2016, au marché suisse qui fera office de test. Nous ciblons également le marché européen où la culture de la betterave à sucre représente un potentiel considérable avec, ne serait-ce qu’en France, 400’000 ha à désherber! En tant que premier pays producteur de betterave bio, l’Allemagne nous intéresse tout particulièrement. Même si nous sommes encore en phase de développement, l’intérêt du monde agricole pour la robotique est réel et le secteur de l’élevage l’utilise déjà à bon escient, avec la généralisation des robots de traite.

L'apport de platinn

Selon René Bart, coach platinn chez Fri Up, «ce projet très prometteur révolutionne les pratiques dans un secteur resté longtemps traditionnel et qui utilise les mêmes machines depuis plus de 30 ans. Il représente une formidable alternative aux désherbants chimiques et s’inscrit dans un processus de développement durable de plus en plus prescrit. Cet aspect répond aux valeurs des deux fondateurs d’ecoRobotix pour qui le coaching platinn a essentiellement porté sur une méthodologie de la réflexion et des mises en relation ciblées.»

L'avis de l’entrepreneur

«ecoRobotix a bénéficié de deux coachings complémentaires, soit CTI start-up et platinn. René Bart, pour sa part, nous a soutenus dans la recherche de solutions d’industrialisation ainsi que la planification des opérations dans le cadre de la réalisation des prototypes. Pour nous, jeunes entrepreneurs, cette aide extérieure et professionnelle a permis d'affiner notre vision et de gagner du temps», conclut Steve Tanner.

Pour en savoir plus...

www.ecorobotix.com

BART Renécontacter

BART René

Domaines :

  • les gens, les systèmes
  • les organisations
  • les indicateurs, la communication visuelle
  • le rendement global des installations et la maintenance productive (TPM)
  • les techniques de production (Lean Manufacturing)
  • les techniques d’amélioration continue (Kaizen)

Expérience & formation :

  • projets d’optimisation des processus, flux, performances, changements rapides
  • production industrielle d’instrumentation et de biens d’équipements
  • production textile
  • IMD (International Institute for Management Development)
  • école de management Eric Krauthammer SA
  • direction d’entreprise
  • ingénieur en mécanique (Ecole d’Ingénieurs de l’Etat de Vaud)
  • mécanicien de machines (Bobst SA)

Langues :

  • français
  • allemand
  • anglais
Services platinn: Coopération Organisation

Organisation

Le service de développement de l’organisation, des ressources et processus vise en particulier:

 
  • l’augmentation de la productivité et des performances;
  • la maîtrise des flux et des procédés;
  • l’utilisation optimale des ressources (humaines et techniques);
  • l'adéquation de l'organisation à la stratégie;
  • l’optimisation des coûts et du fonctionnement.
 
 

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focus No 46 (Mars 2015) 2015
  • Un robot en guise de désherbant
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